Août 2017, Tibet – Lhassa et Tsurphu

Comme c’est un nouveau voyage qui commence, je reprends le décompte à zéro. Le voyage avait commencé en fanfare, et bien vous allez voir, nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin. On va commencer par les basiques en restant basés à Lhassa pour 3 nuits avant d’avaler les kilomètres direction le grand ouest…

J1 Chengdu-Lhassa

Nos compagnons de route déjà arrivés à Lhassa nous ont prévenus : c’est le bordel ! Nous sommes en pleine période de tensions indo-chinoises en région tibétaine (du style,  oh mais que font ces troupes chinoises en territoire indien ? mais que font ces indiens ici ? qui est chez qui…? on montre les dents… et on sature l’aéroport de Lhassa d’avions militaires, ah ben bravo !). Bref, nos prédécesseurs ont tous eu entre 4 et 6h de retard il y a deux jours, on s’attend au pire.

Vol à 8h15. Nous arrivons donc, quand même optimistes, à 6h15 du matin à l’aéroport.

Jusque là tout va bien, check-in, retrait d’argent pour la suite du voyage, contrôles. On montre 36 fois nos permis tibétains et nous voilà installés bien en avance en salle d’embarquement. L’heure d’embarquement se fait allègrement dépasser sans que le tableau d’affichage ne manifeste quelque mécontentement (il n’en est pas tout à fait de même des voyageurs qui se succèdent devant la pauvre hôtesse). A 9h30 le vol est « delayed » (on n’avait pas deviné), à 10h30 il est « cancelled », ça devient plus embêtant. On suit les instructions (et une famille sino-russe qui semble savoir ce qu’elle fait et a le mérite de parler un bon anglais) et nous revoilà au check-in. On nous enregistre sur le vol de 7h qui n’est pas encore parti – il est à présent 11h du matin –  et on nous envoie récupérer nos valises. Le douanier ne moufte pas quand nous arrivons aux bagages par la porte de sortie, on retrouve nos sacs, on retourne au check-in pour les enregistrer et retour à la case départ en salle d’embarquement. Il est midi. Air China, grand prince, distribue des plateaux repas et l’on reprend l’attente. 

Nous partons finalement à 15h et arrivons avec quelques 7h de retard. Le plus déprimé, c’est peut être le guide qui nous attend car ça fait plusieurs jours qu’il passe ses journées à l’aéroport. On prend le bus ensemble (le pauvre, tout ça pour pouvoir prendre le bus avec nous…), qui nous dépose au pied du Potala – 😀 –  et on finit en tuk tuk. 

On atterrit alors en terrain connu : on retrouve le Dhood Gu, hôtel tibetano-népalais de notre premier séjour (que l’on avait expressément redemandé à l’agence). Les employés reconnaissent Nils et l’accueil se fait très chaleureux. 
Nous retrouvons aussi the dream team : 3 amis et 2 voyageurs rencontrés sur un forum de voyage avec qui nous avions partagé quelques moments sur Paris pour faire  connaissance : nos compagnons de voyage pour les deux semaines à venir. Nous rencontrerons le guide et le chauffeur demain mais en attendant l’heure est aux retrouvailles !

Et après un bon dîner et un petit tour de Barkhor (chemin de circunambulation autour du Jokhang, le temple principal de Lhassa, très prisé des tibétains – attention on fait le tour dans le sens horaire forcément !), on commence par renégocier l’heure de rendez-vous pour commencer plus tôt le lendemain matin. Ce séjour sera placé sous le signe de l’intensité !

J2 Lhassa- Jokhang, Ramoché et Pabongka 

Nos amis ont visité Drepung et le Potala les jours précédents. On reste dans les classiques ou presque car notre guide a plus d’un tour dans sa poche et trouve toujours l’occasion d’apporter un peu d’authenticité.

C’est pourquoi on ne commence pas directement par le Jokhang mais par tous les petits temples qui sont derrière. C’est ainsi que tout le groupe choisit d’expérimenter la « washing ceremony ». On avait testé il y a 3 ans par hasard, mais c’est mieux avec les explications en anglais, au moins on avale ou on crache l’eau au bon moment ! 

Dans les petits temples voisins, on profite d’une terrasse avec vue sur le Jokhang pour faire un point sur l’itinéraire. Des travaux vont bousculer notre route vers Shigatse mais surtout, j’ai fait rajouter plein de lieux insolites dans l’itinéraire et notre guide est très inquiet car beaucoup risquent de nous être fermés par les autorités. On fait un petit point des priorités mais finalement on gèrera tout ça plutôt au jour le jour.


Il est temps de rendre visite au Jowo, la statue principale du Jokhang. Les pèlerins sont nombreux et il y a foule à l’intérieur mais notre statut de touristes  vaut coupe file. Bien que touristique ne ratez pas ce haut lieu de spiritualité !

Nous enchainons vers Ramoché à quelques centaines de mètres de la. Beaucoup moins de touristes mais toujours beaucoup de pèlerins et une grande chance pour nous : une cérémonie de Kalachakra est en cours, a priori pour les victimes du tremblement de terre au Sichuan. Mandala de sable et rituels nous rappellent fortement notre séjour ladakhi d’il y a 3 ans.


Mais il est temps de déjeuner ! Alors une soupe de raviolis tibétaine dans une gargote locale et cest reparti.

Sur la suggestion de notre guide, on a échangé la visite de Sera avec Pabongka. Sans regret, le monastère est charmant, il y a une grotte (on aime bien les grottes) et au loin un site de sky burial.
Par contre les constructions en cours dans la vallee nous font très peur…


Ce soir, point à l’agence pour solder les paiements et dîner offert par l’agence à la Tibetan Family Kitchen (un régal) puis repos, non sans un petit tour de Barkhor quand même, on ne s’en lasse pas !

J3 Lhassa – Tsurphu

Petit bonus dans l’itinéraire, nous avions fait rajouter Tsurphu (que le guide a bien essayé d’échanger avec un festival à Ganden mais sur ce point, on a été intransigeants !). Les constructions le long de la route nous font de nouveau peur. Hormis les bouchons pour sortir de Lhassa (!!), tout semble urbanisé jusqu’à l’intersection vers la vallée secondaire. Dans la vallée, on trouvera à plusieurs reprises des jardins d’enfant mode Disneyland (mini château rose bonbon avec murs crénelés et tourelles vert pomme… au secours). De manière générale, on sera surpris par la rapidité du changement de ces régions en 3 ans.

On visite Nenang en chemin, charmant. Juste une petite frustration de ne pas avoir le droit de se balader dans les hauteurs. 

Tsurphu semble aussi encore épargné, on ne sait trop par quel miracle. Une belle visite où l’on flâne tardivement.

Ce soir on se couche en rentrant, demain c’est le grand départ !

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